Micro-foncier ou régime réel
Les deux régimes chiffrés côte à côte, sur vos loyers et vos charges réelles.
Régime le plus avantageux
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Les règles derrière ce calcul
- Micro-foncier : abattement forfaitaire de 30 %, ouvert jusqu’à 15 000,00 € de loyers annuels.
- Régime réel : charges déduites pour leur montant réel, sur justificatifs.
- Déficit foncier imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700,00 € par an. La part provenant des intérêts d’emprunt n’est reportable que sur des revenus fonciers.
- L’option pour le réel engage trois ans.
Ce simulateur compare deux régimes ; il ne remplace pas votre déclaration ni l’avis d’un comptable. La location meublée relève d’un tout autre régime, celui des BIC.
La règle des 30 %
Le micro-foncier retranche 30 % de vos loyers, quoi que vous ayez dépensé. Le régime réel retranche vos charges, pour leur montant exact. Le choix se ramène donc à une comparaison simple : vos charges représentent-elles plus ou moins de 30 % de vos loyers ?
Un bien récent, sans crédit et sans travaux, penche vers le micro-foncier. Un bien à rénover, ou financé à crédit avec des intérêts encore élevés, bascule presque toujours au réel.
Les charges déductibles au réel
- Travaux d’entretien, de réparation et d’amélioration
- Intérêts d’emprunt et frais de dossier
- Taxe foncière
- Primes d’assurance, dont la garantie loyers impayés
- Frais de gestion et charges de copropriété non récupérables
Les travaux de construction, de reconstruction ou d’agrandissement en sont exclus : ils s’ajoutent au prix de revient et joueront à la revente, pas sur le revenu.
Le déficit foncier
Quand les charges dépassent les loyers, le déficit s’impute sur votre revenu global à hauteur de 10 700 € par an, et le reste se reporte dix ans sur vos revenus fonciers. Une nuance compte : la part du déficit venant des intérêts d’emprunt n’est jamais imputable sur le revenu global.
Ce simulateur compare deux régimes. Il ne remplace ni votre déclaration ni l’avis d’un comptable, et la location meublée relève d’un tout autre régime, celui des BIC.
Questions fréquentes
Le micro-foncier applique un abattement forfaitaire de 30 % sur les loyers. Le régime réel déduit les charges pour leur montant réel. La règle est simple : si vos charges dépassent 30 % de vos loyers, le réel est plus avantageux ; en dessous, le micro-foncier l’emporte.
Tout bailleur dont les revenus fonciers bruts ne dépassent pas 15 000 € par an, hors dispositifs particuliers comme le Pinel, le Malraux ou les monuments historiques. Au-delà de ce seuil, le régime réel s’applique d’office.
Les travaux d’entretien, de réparation et d’amélioration, les intérêts d’emprunt et frais de dossier, la taxe foncière, les primes d’assurance, les frais de gestion et de copropriété non récupérables, et les provisions pour charges non récupérées. Les travaux de construction, reconstruction ou agrandissement ne le sont pas.
Quand vos charges déductibles dépassent vos loyers, la différence est un déficit foncier. Il s’impute sur votre revenu global dans la limite de 10 700 € par an, ce qui réduit votre impôt sur l’ensemble de vos revenus. Le surplus se reporte sur vos revenus fonciers des dix années suivantes.
Non, pas sur le revenu global. La part du déficit provenant des intérêts d’emprunt n’est reportable que sur des revenus fonciers, pendant dix ans. Seul le déficit issu des autres charges s’impute sur le revenu global.
Elle engage trois ans, puis se reconduit tacitement d’année en année. Passé ce délai, vous pouvez revenir au micro-foncier si vos loyers restent sous le seuil.
Oui, au taux de 17,2 %, en plus de l’impôt sur le revenu à votre tranche marginale. Ils s’appliquent à la même base imposable, quel que soit le régime.
Sources
- Article 32 du code général des impôts — Abattement de 30 %, plafond de recettes, et durée d’engagement de l’option pour le réel.
- Article 31 du code général des impôts — Charges déductibles des revenus fonciers au régime réel.
- Article 156 I 3° du code général des impôts — Imputation du déficit foncier sur le revenu global, plafond annuel, report des intérêts d’emprunt.
- Articles L. 136-6 et L. 136-8 du code de la sécurité sociale — Prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine.
Mensuo fournit un outil de calcul et ne délivre pas de conseil juridique. En cas de doute sur votre situation, reportez-vous au texte ou consultez l’ADIL de votre département.
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