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Capacité d’emprunt et échéancier

Ce que vous pouvez emprunter, ce que le crédit coûte, et où part chaque mensualité.

1Vos revenus

Les revenus nets du foyer, et ce qui est déjà engagé chaque mois.

Salaires et revenus réguliers du foyer

Crédits en cours, pensions versées

Loyers encaissés, charges comprises

%

Par défaut 70 %, la pratique courante

Pensions, rentes, primes régulières. Comptés en entier.

%

Par défaut 35 %, la norme d’octroi. Votre banque peut y déroger.

2Le crédit

Le taux que votre banque propose aujourd’hui, pas celui d’il y a deux ans.

%
ans
%

Par an, sur le capital initial. Souvent entre 0,10 et 0,50 %.

3L’apport

Facultatif. Il s’ajoute au budget sans être emprunté.

Les frais de notaire, environ 8 % dans l’ancien, se prennent en général sur l’apport : ils sont à retrancher du budget affiché.

Capacité d’emprunt

Indiquez vos revenus mensuels, le taux du crédit, la durée du prêt pour obtenir le calcul.

Ce que ce calcul ne dit pas

  • Le taux d’effort de 35 % est une norme d’octroi, pas un droit : la banque décide, et elle dispose d’une marge de dérogation.
  • L’assurance est calculée sur le capital initial. Sur capital restant dû, la prime décroît et la capacité est un peu supérieure.
  • Les frais de notaire, de garantie et de dossier ne sont pas dans le budget affiché.
  • La part de 70 % retenue sur les loyers est une pratique bancaire, pas une règle : elle varie d’un établissement à l’autre, et certains déduisent le loyer de la charge au lieu de l’ajouter au revenu. Le champ est modifiable.

Le calcul tient en une contrainte

Une banque ne prête pas sur un patrimoine, elle prête sur une mensualité. Celle-ci est plafonnée à 35 % des revenus nets, assurance comprise, crédits en cours déduits. Tout le reste — capital, budget, coût total — s’en déduit.

C’est pourquoi rembourser un crédit à la consommation avant de déposer un dossier change souvent plus la capacité qu’une négociation de taux.

Ce que l’échéancier montre

Les premières années d’un prêt remboursent surtout des intérêts : le capital ne descend que lentement. C’est ce qui explique qu’une revente au bout de cinq ans laisse un capital restant dû proche du montant emprunté, et qu’une renégociation n’a d’intérêt que dans la première moitié du prêt.

Tous les revenus ne se valent pas

Un salaire compte pour ce qu’il vaut. Un loyer, non : il peut s’arrêter, et les banques n’en retiennent qu’une fraction — souvent 70 %. Pensions et rentes régulières sont comptées en entier, les revenus ponctuels ne le sont pas du tout.

Cette pondération n’a aucun fondement légal : c’est une pratique, et elle varie d’un établissement à l’autre. Le champ reste donc modifiable, et le résultat affiche ce qui a effectivement été retenu.

Ce qui n’est pas dans le budget

  • Les frais de notaire, environ 8 % du prix dans l’ancien
  • Les frais de garantie, caution ou hypothèque
  • Les frais de dossier de la banque et, s’il y a lieu, du courtier
  • Les travaux, sauf s’ils sont intégrés au financement
  • Le déménagement et l’ameublement, qui vident un apport plus vite qu’on ne croit

La durée n’est pas un levier gratuit

Au-delà de 25 ans, la norme d’octroi n’est plus tenue et peu d’établissements suivent. Même en deçà, allonger la durée gagne quelques pour cent de capital et coûte un tiers d’intérêts en plus. Le simulateur affiche les deux chiffres côte à côte : c’est l’arbitrage réel.

Questions fréquentes

Comment se calcule la capacité d’emprunt ?

On part de la mensualité que vous pouvez supporter : 35 % de vos revenus nets, moins les mensualités de crédits déjà en cours. On cherche ensuite le capital dont la mensualité, assurance comprise, tombe exactement sur ce montant, au taux et à la durée retenus.

Le taux d’endettement de 35 % est-il une obligation ?

Non. C’est une norme d’octroi adressée aux banques, pas un droit opposable ni un plafond légal. Les établissements disposent d’une marge de dérogation, utilisée en pratique pour les primo-accédants et les hauts revenus. À l’inverse, une banque peut refuser un dossier bien en deçà du seuil si le reste à vivre lui paraît insuffisant.

Qu’est-ce que le reste à vivre ?

C’est ce qui reste chaque mois une fois la mensualité et les charges payées. Aucun texte ne le définit : chaque banque applique son propre barème, souvent modulé par le nombre de personnes au foyer. C’est pourtant lui, plus que le taux d’endettement, qui fait accepter ou refuser un dossier serré.

Pourquoi allonger la durée augmente-t-il peu la capacité ?

Parce que les intérêts s’allongent avec elle. Passer de vingt à vingt-cinq ans augmente le capital empruntable de quelques pour cent, mais le coût total du crédit d’un tiers environ. L’échéancier le montre : les premières années d’un prêt long remboursent surtout des intérêts.

L’assurance emprunteur entre-t-elle dans le calcul ?

Oui, et elle compte dans le taux d’effort. Le simulateur la calcule sur le capital initial, mode le plus répandu, qui donne une prime constante. Certains contrats l’assoient sur le capital restant dû : la prime décroît alors, et la capacité d’emprunt est légèrement supérieure.

Les loyers d’un investissement locatif comptent-ils comme des revenus ?

Partiellement. Un loyer n’est pas un salaire : il peut s’arrêter, et les banques n’en retiennent qu’une fraction, le plus souvent 70 %. Le simulateur applique cette part par défaut et la laisse modifiable, parce qu’elle varie d’un établissement à l’autre : certains retiennent 80 %, d’autres déduisent le loyer de la mensualité au lieu de l’ajouter au revenu, ce qui ne donne pas le même résultat. Aucun texte ne fixe cette valeur.

Quels autres revenus puis-je ajouter ?

Les revenus réguliers et durables : pensions, rentes, primes contractuelles, revenus d’une activité indépendante établie. Le simulateur les compte en entier, séparément des loyers. Les revenus ponctuels — heures supplémentaires occasionnelles, primes exceptionnelles, allocations temporaires — ne sont en général pas retenus par les banques, et les ajouter ici donnerait une capacité que personne ne vous accordera.

Que manque-t-il au budget affiché ?

Les frais de notaire, environ 8 % du prix dans l’ancien et 2 à 3 % dans le neuf, les frais de garantie et les frais de dossier. Ils se financent en général sur l’apport et sont donc à retrancher du budget.

Sources

  • Décision du Haut Conseil de stabilité financière relative aux conditions d’octroi du crédit immobilier Taux d’effort maximal de 35 % assurance comprise, durée d’emprunt limitée à 25 ans, et marge de dérogation laissée aux banques. Norme d’octroi, non opposable à l’emprunteur.

Mensuo fournit un outil de calcul et ne délivre pas de conseil juridique. En cas de doute sur votre situation, reportez-vous au texte ou consultez l’ADIL de votre département.

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