Calcul de la plus-value immobilière
Ce que la revente rapporte réellement, une fois l’impôt et les prélèvements sociaux retirés.
Impôt sur la plus-value
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Indiquez le prix de vente, le prix d’achat, la date d’achat, la date de vente pour obtenir le calcul.
Ce que ce calcul ne dit pas
- Les deux abattements ne courent pas à la même vitesse : l’impôt sur le revenu s’éteint à 22 ans, les prélèvements sociaux à 30. Entre les deux, il reste quelque chose à payer.
- D’autres exonérations existent — première cession d’un logement autre que la résidence principale, expropriation, cession inférieure à un seuil, retraités et invalides sous conditions de ressources. Elles ne sont pas prises en compte ici.
- Les plus-values de cession de titres de SCI et les ventes en démembrement obéissent à des règles propres.
- Une moins-value immobilière ne s’impute sur rien et ne se reporte pas : elle est perdue.
Deux abattements, deux vitesses
C’est le point qui surprend le plus. L’abattement pour durée de détention ne court pas au même rythme selon l’impôt : l’impôt sur le revenu est éteint à 22 ans, les prélèvements sociaux seulement à 30 ans.
Un bien détenu vingt-cinq ans ne doit donc plus d’impôt sur le revenu, mais reste redevable de prélèvements sociaux sur une partie de la plus-value. Ni l’un ni l’autre ne commence avant la sixième année.
Ce qui augmente le prix d’acquisition
- Les frais payés à l’achat, réels ou au forfait de 7,5 %
- Les travaux de construction, reconstruction, agrandissement ou amélioration, réels ou au forfait de 15 % après 5 ans
- Les frais de voirie, réseaux et distribution
L’entretien et les réparations courantes n’en font pas partie : repeindre n’est pas améliorer. Plus le prix d’acquisition corrigé est élevé, plus la plus-value imposable est faible — c’est le seul levier qui reste au vendeur.
Vous n’avez aucun arbitrage à faire. Les deux forfaits sont des options, pas des obligations : le calcul retient toujours le plus élevé entre le forfait et vos montants réels, et vous dit lequel il a pris. Saisir vos chiffres ne peut donc jamais faire monter l’impôt affiché.
Les exonérations que ce calcul ne traite pas
- La première cession d’un logement autre que la résidence principale, sous condition de remploi
- Les cessions dont le prix n’excède pas un seuil
- Les cessions au profit d’un organisme de logement social
- L’expropriation, sous condition de remploi
- Les retraités et les personnes invalides, sous conditions de ressources
- La vente de parts de SCI et les cessions en démembrement, qui suivent des règles propres
Si l’une de ces situations est la vôtre, le chiffre affiché est un majorant : vous devrez peut-être moins, jamais plus. Le notaire tranchera.
Questions fréquentes
On retranche du prix de vente, diminué des frais de vente, le prix d’acquisition majoré des frais payés à l’achat et des travaux. La différence est la plus-value brute. Elle est ensuite réduite par un abattement qui dépend du nombre d’années de détention, puis taxée à 19 % au titre de l’impôt sur le revenu et à 17,2 % au titre des prélèvements sociaux.
Cela dépend de quel impôt. L’impôt sur le revenu s’éteint à 22 ans de détention ; les prélèvements sociaux, qui suivent une cadence plus lente, ne s’éteignent qu’à 30 ans. Entre les deux, il reste quelque chose à payer, ce que beaucoup de vendeurs découvrent chez le notaire.
Non. La plus-value réalisée sur le logement qui constitue votre résidence principale au jour de la vente est exonérée, quelle que soit la durée de détention et quel que soit le montant. Encore faut-il qu’elle soit effectivement votre résidence principale à ce moment-là : un logement quitté depuis longtemps et resté vide ne l’est plus.
Oui, mais pas n’importe lesquels : construction, reconstruction, agrandissement et amélioration, justificatifs à l’appui. L’entretien et les réparations courantes ne comptent pas. Après 5 ans de détention, vous pouvez aussi retenir un forfait de 15 % du prix d’achat sans rien justifier, même si vous n’avez fait aucun travaux. Vous n’avez rien à décider : le simulateur retient le plus élevé des deux, puisque c’est celui qui réduit le plus l’impôt.
Non, et c’est voulu. Les deux forfaits — 7,5 % du prix d’achat pour les frais d’acquisition, 15 % pour les travaux — sont des options offertes au vendeur, jamais des obligations. Comme ils réduisent la plus-value imposable, on retient toujours le plus élevé entre le forfait et le montant réel. Le simulateur fait ce choix et affiche lequel il a retenu : renseigner vos montants réels ne peut donc jamais augmenter l’impôt affiché.
Une taxe additionnelle qui s’ajoute à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux lorsque la plus-value imposable dépasse 50 000 €. Son taux monte de 2 à 6 % par tranches, avec un lissage à l’entrée de chaque palier pour qu’un euro de plus-value supplémentaire ne coûte jamais plus qu’il ne rapporte.
Rien n’est dû, mais rien n’est récupéré non plus : une moins-value immobilière ne s’impute sur aucun revenu et ne se reporte pas sur une plus-value future. Elle est simplement perdue.
Le notaire. Il établit la déclaration, prélève l’impôt sur le prix de vente et le reverse à l’administration : vous n’avez pas d’avance à faire, et le net qui vous revient est déjà diminué de la taxe. Ce simulateur sert à le savoir avant de signer, pas à le déclarer.
Sources
- Articles 150 U à 150 VH du code général des impôts — Régime des plus-values immobilières des particuliers : assiette, taux de 19 %, et exonérations.
- Article 150 VC du code général des impôts — Abattement pour durée de détention, à cadence distincte pour l’impôt sur le revenu et pour les prélèvements sociaux.
- Article 150 VB du code général des impôts — Majoration du prix d’acquisition : frais réels ou forfait de 7,5 %, travaux réels ou forfait de 15 % après cinq ans.
- Article 1609 nonies G du code général des impôts — Taxe additionnelle sur les plus-values imposables supérieures à 50 000 €, de 2 à 6 % par tranches lissées.
- Article 150 U II 1° du code général des impôts — Exonération de la plus-value réalisée sur la résidence principale du vendeur au jour de la cession.
Mensuo fournit un outil de calcul et ne délivre pas de conseil juridique. En cas de doute sur votre situation, reportez-vous au texte ou consultez l’ADIL de votre département.
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